Mémoire

C•art•actères sauvages

: École Boulle, Paris 12 – Marseille

Contexte : Mémoire de DSAA (Diplôme Supérieur d’Arts Appliqués, Bac+4) mention Espace, option Événementiel et Médiation + Enquête de terrain
Sous la direction de Caroline Bougourd, Arlette Cailleau et Bertrand Vieillard

Rôle : Designeuse graphique (édition, mise en page), et autrice

Extrait (fin de l’introduction) de mon mémoire C•ART•ACTÈRES SAUVAGES

« J’ai appris qu’être tagueur c’est être un lecteur particulier, aguerri et alerte des règles implicites de sa pratique. C’est utiliser et vivre la ville comme un espace qu’on lit en permanence, sur lequel on prend des notes. Être tagueur c’est inscrire son nom pour y manifester, entre-autre, son individualité. […]

Ils y inscrivent des caractères sauvages. Pourquoi écrire suivant de tels procédés ? Dans quel but ? Si nous sommes attentifs à tout ce qui englobe la pratique, ne pourrions- nous pas y voir une certaine forme d’art différente du street art ? […] Mais n’est-il pas paradoxal d’interroger la communication par une écriture souvent peu lisible et parfois agressive qui semble n’affirmer qu’une chose : je suis là ? Faut-il donc faire place à une communication illisible de soi ?

Nous verrons dans un premier temps la place du tag dans l’art urbain sauvage, ce mal-aimé qui incarne un certain refus de l’autorité et de la propriété. Puis nous nous intéresserons à son anonymat paradoxal, manifestation d’une identité sans résidence assignée. Enfin, nous étudierons le tag qui fait écrire le corps, puis l’aspect artistique de cette pratique qui refuse toutes les récupérations. »

Enquête de terrain

Cet objet à pour objectif de dialoguer avec ma recherche. Il représente succinctement mes six jours d’investigation à Marseille, grâce auxquels mon sujet a pu se développer.

Toutes les images (photos, illustrations) sont des productions personnelles, réalisées in situ.

À ton tour de plonger dans le cours Julien, au cœur du tag et du street art Marseillais !